Courrier de mise au point.


la foule des grands jours à l'inauguration de l'exposition Brito à Pipriac


Courriel reçu de Monsieur Jean-François GAUTIER

Bonjour,

Félicitations pour le concours international d'ex-libris que vous avez organisé sur le thème de J. Brito.
Les oeuvres récompensées, du moins telles qu'on les voit sur le blog, faute de catalogue papier, montrent bien que le niveau de ce concours était relevé.

Je me suis intéressé à votre présentation de J. Brito. Et j'ai retrouvé plusieurs informations, des images et même des tournures de phrases, que j'ai utilisées dans ma recherche sur J. Brito, menée et écrite en 1984-85, et allègrement reprise par d'autres par la suite.
Vous y faites allusion d'ailleurs en collant sur votre blog l'article Wikipedia consacré à Brito, dans "Bibliographie" :
• Gautier (Jean-François), Jean Brito de Bretagne en Flandre ; Pipriac, association Kistinenn, 1985, 32 pp, ill.

Le livre de M. Simonin (voir note sur Wikipedia, Bibliographie) n'est jamais paru, et jusqu'à preuve du contraire, c'est dans la publication de Kistinenn que pour la première fois :
* on parle de ce qui pourrait être la pierre tombale de J. Brito
* on montre la scène où Brito - ou Caxton ? - offre à Marguerite d'York son livre
* on remarque la coïncidence historique entre la disparition de Brito à Bruges et la toute première impression typographique en Bretagne, et surtout entre les caractères utilisés à Bruges et à Bréhan-Loudéac
* on évoque les travaux de Pieter Obbema, qui le premier a fait le lien entre Jean Brulelou et J. Brito
* on fait référence à la salle du Musée international de l'imprimerie de Mayence, qui dédie une salle aux "Gutenbergs konkurrenten" (Waldvogel, Brito, Castaldi et Coster, cités sur votre page).
Quant à la citation de votre spot "Ne dites pas à ma mère que j'ai inventé l'imprimerie à Bruges, elle croit que c'est Gutenberg !", c'est une référence à un bouquin de Jacques Séguéla paru vers 1980, intitulé "Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel"
, que j'utilise en 1985 pour donner une interprétation possible du colophon de J. Brito, dans le chapitre "Un colophon hermétique".

Tous ces éléments sont repris sur votre blogspot, et j'en suis très heureux. J'aimerais simplement que vous fassiez mention de leur source de manière plus claire, et surtout que vous signaliez la disponibilité de la plaquette "Jean Brito, de Bretagne en Flandre 1417-1484" de J-F Gautier pour Kistinenn auprès de l'association Kistinenn, chez A. Delamarche. La Hinois 35550 Pipriac (7€, port compris).

Je vous en remercie.

JF Gautier



 Commentaire ajouté le 23/05/2012 de  Le Bibliophile Rhemus

 
Rendons à Goetinck ce qui appartient à Goetinck :
contrairement à ce qu'a prétendu ici Monsieur Jean-François Gautier, ce n'est pas lui en 1985, mais bien Marc Goetinck, Brugeois et historien de l'art, qui, dès 1979, rapporte pour la première fois l'identification de la pierre tombale de Jean Brito à Bruges, à l'extérieur du transept nord de l'église Saint-Gilles, dans son étude intitulée "Jan Brito, calligraaf en drukker te Brugge" (Bruges, 1979).

Parution du catalogue Concours "BRITO"


Parution du catalogue Concours "BRITO"
Envoi à partir du 18 juin 2011
Commande auprès de l'Atelier Brito (15 € + port) : rene.amary@modulonet.fr
ou afcel@dbmail.com (port gratuit pour les membres)

Palmarès du concours "Jan BRITO"

Voici le palmarès du concours "Jan Brito"

La remise des prix et le vernissage de l'exposition
se feront le samedi 18 juin 2011

1er Prix Ville de Pipriac
1500 € remis par Marcel Bouvier, Maire de la commune de Pipriac

Hélène NUÉ (France)


2ème Prix Pipriac Communauté

1000 € remis par Laurent Collot, Président de Pipriac Communauté

Hayk GRYGORIAN (Armènie)


3ème Prix Atelier de Gravure "Brito"
une estampe collective remise par René Amary, Président de Atelier de Gravure "Brito"

Pavel HLAVATY (République Tchèque)


4ème Prix Charbonnel
Bon d'achat de 500 €

Réjane VÉRON (France)



5ème Prix Géant des Beaux Arts
Bon d'achat de 300 €

Josef WERNER (Allemagne)



6ème Prix AFCEL
Abonnement de 2 ans (valeur 80 €)

Michele STRAGLIATI (Italie)

7ème Prix GALLIX
4 DVD HT (valeur 80 €)
- "La tentation de saint Antoine" de Jacques Callot
- "Le Chevalier, la Mort et le Diable" d'Albrecht DÜRER
- "Le Paris d'Érik" d'Érik DESMAZIÈRES
- le tout dernier diffusé : "La Sainte Face" de Claude MELLAN

Philippe MIGNÉ (France)



2 Mentions Spéciales du Jury

1ère Mention
Isabel MOUTTET (France)


2ème Mention
Andrew LEVITSKY (Ukraine)





Rendez-vous à Pipriac (35 550) le 18 juin 2011 à 10h00 Voir : http://www.pipriac-communaute.fr

1 catalogue y sera disponible au prix de 15 €

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Des dates à retenir : Réunion du JURY le jeudi 10 mars 2011 à Pipriac et remise des prix et vernissage de l'exposition les 11, 12 et 13 juin 2011.

Des dates à retenir : Réunion du JURY
le jeudi 10 mars 2011 à Pipriac
et remise des prix et vernissage de l'exposition
le 18 juin 2011

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PROLONGATION de la DATE LIMITE d'ENVOI au 31 OCTOBRE 2010

PROLONGATION de la DATE LIMITE d'ENVOI
au 31 OCTOBRE 2010
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Les résultats du concours BRITO avec l'exposition et la remise des prix se feront au printemps 2011
***

RÉGLEMENT du CONCOURS


CONCOURS INTERNATIONAL d’EX-LIBRIS « Jan BRITO »

Règlement

Art. 1- Les artistes de tout âge et de tous les pays peuvent participer au concours.

Art. 2-- Seuls les ex-libris réalisés à l'aide de l'impression en relief (X1 bois de fil, X2 bois de bout, X3 linogravure, X4 impressions en relief de planches en métal gravées, X5 impressions en relief de planches en métal conçues pour l’impression en creux, X6 impressions en relief de planches gravées non métalliques – par exemple synthétiques) ou de l’impression en creux (C1 burin sur acier, C2 burin sur cuivre, C3 eau-forte, C4 pointe sèche, C5 aquatinte, C6 vernis mou, C7 manière noire, C8 gravure en creux sur linoléum, plastique ou autres) seront acceptés ; les techniques mixtes doivent être indiquées par des codes individuels séparés par des « + », par exemple C3+X1+X6 ; à l’exclusion de tous les autres procédés de reproduction.

Art. 3-- Chaque participant peut envoyer au maximum 3 ex-libris différents au concours. Ils doivent être de date récente (réalisés en, ou depuis 2006) et livrés chacun en cinq exemplaires originaux.

Art 4-Il ne sera tenu compte que d'ex-libris authentiques, imprimés pour les livres d'une personne actuellement vivante, ou pour une institution réelle. La partie illustrative de l'ex-libris doit s'inspirer du thème « Jan BRITO » élargi (début de l’imprimerie, illustration du livre, etc.). En concertation avec le titulaire, l'ex-libris peut traiter de la personnalité de Jan BRITO et/ou s'inspirer des livres qu’il a imprimé et/ou plus largement faire référence au monde de l’imprimerie, jusqu’aux nouvelles techniques du numérique.
Les envois qui ne concorderont pas avec le règlement ne seront pas présentés au jury.

Art. 5-Chaque ex-libris envoyé doit contenir dans le texte les mots `Ex libris' ou une variante ou traduction équivalente (« Livre de ... », « De la bibliothèque de... »), suivi du nom du titulaire. Le texte doit être intégré dans l'image et être en accord, tant avec celle-ci qu'avec le thème traité.

Art. 6-
Si le texte fait utilisation d'un autre alphabet que l'alphabet latin, le participant doit marquer sur le bulletin d'inscription une translittération en alphabet latin, accompagnée, si nécessaire, d'une traduction française, anglaise.

Art. 7- L'ex-libris étant une marque de possession destinée à être collée dans des livres, la surface imprimée de la feuille ne doit pas surpasser 13 x 13 cm au maximum.

Art. 8- Les ex-libris envoyés doivent être prêts pour l'usage et pour être collés dans des livres ; ils ne peuvent par conséquent être ni montés sur papier, carton ou autres matériaux, ni être encadrés.

Art 9-Chaque envoi doit être accompagné d'un formulaire d'inscription notifiant en français ou en anglais :
- le nom, prénom, adresse complète, date et lieu de naissance de l'artiste participant.
- la technique d'impression, bien précisée et éventuellement pourvue d'explications pour les techniques mixtes.
- l'année de réalisation de l'ex-libris.
- le nom complet du titulaire.
- une description détaillée du thème traité.
- si nécessaire, translittération et/ou traduction des textes en alphabet autre que latin.

Art. 10-Les envois doivent être faits le 31 octobre 2010 au plus tard à l'adresse suivante:
Atelier de Gravure Brito
René AMARY
30 C rue Marc Sangnier
35 200 RENNES.
Pour informations, s’adresser aux adresses suivantes :
rene.amary@modulonet.fr
jeanfrancois.chassaing@dbmail.com
afcel@dbmail.com

Les frais d’envoi restent à la charge des participants.

Art 11- Les artistes participants autorisent l’utilisation de la reproduction photographique de l’œuvre pour les documents (Sites Internet, catalogues, presse …) publiés avec mention du nom de l'artiste, dans le cadre de l’organisation du concours, dans des catalogues et autres publications sur l'art de l'ex-libris, toutefois sans que l'artiste ou le titulaire aient droit à quelque rémunération ou défraiement que ce soit.

Art. 12-L'artiste ayant réalisé l'ex-libris primé par le jury, recevra le Premier Prix de 1500 €. Le jury aura toutefois la faculté de ne pas attribuer le prix en cas d'un manque de qualité.
Un Second Prix sera offert par la Ville de Pipriac, d’un montant de 1000 €
Un troisième prix sera offert par l’Atelier de Gravure Brito, sous forme d’une estampe collective originale des graveurs de l’Atelier.
Un prix de l’AFCEL de deux années d’abonnement à la Revue “L’Ex-Libris Français”.
Des mentions honorifiques pourront être attribuées à des ex-libris non ¬primés, mais de bonne qualité artistique.
Toutefois le jury aura la liberté de ne pas attribuer de prix en cas de manque de qualité.

La présence des lauréats est fortement souhaitée. Les lauréats seront hébergés à hauteur d’une nuit, les frais de voyage restant à leur charge.


Art. 13-Une sélection des ex-libris envoyés au concours sera exposée après résultats, dans différents lieux de culture. Un catalogue raisonné sera édité à l’issue de l’exposition, et sera remis à tous les participants sélectionnés.

Art. 14-Par leur participation au concours les artistes déclarent accepter les stipulations du règlement et les décisions du jury. Aucune discussion ou contestation sur les résultats du concours ne sera admise.


Art. 15- Les artistes qui seront membres du jury sont exclus de participation au concours.

Art. 16-Le jury de ce concours sera présidé par :
Jean-François CHASSAING, Président de l’Association Française pour la Connaissance de l’Ex-libris (A.F.C.E.L.).
Et composé de :
Marcel BOUVIER, Maire de la Commune de Pipriac.
René AMARY, Président de l’Atelier de Gravure Jan Brito.
Charles THIEBAUT, secrétaire général de l’A.F.C.E.L.
Jacques BAILLIER, Collectionneur d'ex-libris.
Louis GUIBERT, Président de la Fédération de l’Imprimerie.
Marc HORELLE, Directeur de Géant des Beaux Arts à Nantes.
Béa NEVOUX, Animatrice de l’Atelier de Gravure Jan Brito.
Evelyne PALIERNE, Trésorière de l’Atelier de Gravure Jan Brito.

Signé

« Atelier de Gravure Brito »

*********************



Regulations of the Ex-libris competition

INTERNATIONAL EX-LIBRIS COMPETITION "Jan BRITO"

Regulations.

1. Artists of any age and from any countries in the world can take part in the competition.

2. Ex-libris only made in a relief printing process (X1woodcut, X2 wood engraving, X3 linocut, X4 relief-printed engraved or etched metal plates, notably metal cut, X5 relief-printed metal plates created for intaglio printing, X6 relief-printed engraving of other materials, for example synthetic ones) or in a sunken relief printing process (C1 steel engraving, C2 burin (graver or gouge) engraving, notably on copper, C3 etching, C4 drypoint, C5 aquatint, C6 soft-ground or other ground-based etching, C7 mezzotint, C8 intaglio engraving on linoleum, plastic & other materials) will be accepted; mixed techniques must be indicated by individual codes separated by " + ", for instance C3+X1+X6; excluding all other processes of reproduction.

3. Each participant may send a maximum of three (3) different ex-libris to the competition. They must have been made recently (realised in, or since 2006) and delivered each in five (5) original copies.

4. Only authentic ex-libris can be presented, printed for a living person's books, or for a real institution. The illustrative part of the ex-libris must be inspired from the theme "Jan BRITO" broadened (start of printing works; book illustration, etc.) After a consultation with the holder, the ex-libris may deal with Jan BRITO's personality and/or be inspired by the books he printed and/or more generally refer to the printing world, until recent numeric techniques.
The applications not tallying with the regulations will not be presented to the jury.

5. Every sent ex-libris must contain in the text the words "Ex libris" or a variation or equivalent translation ("Book of...", "Of the library of...") followed by the name of the titular. The text must be integrated in the image and be in harmony with both the image and the chosen theme.

6. If the text uses an alphabet different from the latin alphabet, the participant must write on the application form a translation in the latin alphabet, accompanied if necessary by a French or English translation.

7. The ex-libris being a sign of possession intended to be stuck in books, the printed surface of the paper must not exceed 13 x 13 cm maximum.

8. Sent ex-libris must be ready for use and for being stuck in books; Consequently, they can be neither mounted on paper, cardboard or any other materials, nor be framed.

9. Each sending must be accompanied by an application form stating in French or English:
- the surname, first name, complete address, date and place of birth of the participating artist.
- the printing technique, precisely indicated and possibly accompanied by explications for mixed techniques.
- the year the ex-libris was made.
- the full name of the titular.
- a detailed description of the chosen theme.
- if necessary, a transliteration and/or translation in the latin alphabet of texts in any other alphabet.

10. Sent applications and ex-libris must mail the 31th OCTOBER 2010 for last time to the following address:

Atelier de Gravure Brito
René AMARY
30 C rue Marc Sangnier
35 200 RENNES.

For more information, please contact the following addresses:
rene.amary@modulonet.fr
jeanfrancois.chassaing@dbmail.com
afcel@dbmail.com

Postage and packing will be participants' own.

11. Participating artists authorise the use of photographic reproduction of their works for documents (internet sites, catalogues, press...) published with the artist's name mentioned, for the competition organisation's purpose, in catalogues and other publications on the art of the ex-libris, however not enabling the artist or titular of any rights for any remuneration or expenses repayment.

12. The artist having made the ex-libris awarded by the jury will receive the First Price of 1500 €. The jury will however be allowed not to give any price if facing a lack of quality.
A Second Price will be offered by the town of Pipriac, of a valour of 1000 €.
A Third Price will be offered by "l'Atelier de Gravure Brito", bearing the form of an original collective print by the engravers of the workshop.
A price of the AFCEL of two years of subscription for the magazine “L’Ex-Libris Français”.
Honorific mentions may be attributed to non awarded ex-libris, but of good artistic quality.
However, the jury will have the freedom not to award any price in a lack of quality.

The laureates' presence is strongly wished for. Laureates will be hosted for one night, travelling expenses staying however their own.

13. A selection of ex-libris sent to the competition will be exposed after the results, in different cultural places. A reasoned catalogue will be edited from the outcome of the exhibition, and will be given to all selected participants.

14. By applying for the competition, artists declare accepting the regulations' stipulations and the jury's decisions. No discussion or contestation of the results of the competition will be admitted.

15. Artists forming the jury are not allowed to take part in the competition.

16. This competition's jury will be presided over by:
Jean-François CHASSAING, president of l'Association Française pour la Connaissance de l'Ex-libris (A.F.C.E.L.)

And will be composed of:
Marcel BOUVIER, Mayor of the Commune de Pipriac.
René AMARY, President of the Atelier de Gravure Jan Brito.
Charles THIEBAUT, secretary general of the l’A.F.C.E.L.
Jacques BAILLIER, Collector of ex-libris.
Louis GUIBERT, President of the Fédération de l’Imprimerie.
Marc HORELLE, Director of the Géant des Beaux Arts in Nantes.
Béa NEVOUX, Animator of the Atelier de Gravure Jan Brito.
Evelyne PALIERNE, Treasurer of the Atelier de Gravure Jan Brito.

Signed:

« Atelier de Gravure Brito »
(translate by Eleonore Marmeuse)

QUI ETAIT JAN BRITO ? WHO WAS JAN BRITO ?










Jan Brito
Né en Bretagne. Installé en Flandre. Imprimeur rival de Gutenberg.

Entre 1415 et 1420, naît à Pipriac en Bretagne, Johannes Brulelou, qui va devenir Jan Brito, imprimeur installé en Flandre. Bruges le prétendra inventeur de la typographie.
Une légende collectée à Pipriac, en Bretagne, raconte que le petit Jan Brulelou gravait ses initiales sur un morceau de chêne, lorsqu’un jour, le morceau de bois tomba dans le seau d’encre que sa mère fabriquait pour les moines … récupéré en douleur dans l’encre chaude, le morceau de chêne retomba sur un drap blanc … en reproduisant ses initiales à l’envers ! … Ainsi naquit la vocation d’imprimeur de Jan Brito !
Après un passage à Angers, Jan Brito émigre en Flandres en 1437, Maistre de l’Escripture à Tournai en 1446, et arrive à Bruges entre 1448 et 1454.
Les relations importantes entre les familles ducales de Bretagne et de Flandres, et l’accès facile aux quais de Bruges des bateaux bretons, peu profonds, rendent cette destination naturelle pour un jeune copiste ambitieux, qui sera connu sous les noms de Bortoen en flamand, Britoen ou Briton, et finalement Brito, surnom évident dés 1454 pour un émigré de Bretagne, changer de nom en changeant de pays, en rappelant ses origines, étant un phénomène courant en ce 15ème siècle où les artistes sillonnent l’Europe.
Jan Brito meurt à Bruges en 1484, (année où apparaît l’imprimerie en Bretagne !).
Une boutique à son nom existera au pied de la cathédrale de Bruges jusqu’à la fin du 18ème siècle, et une fresque le célèbre dans la salle de l’hôtel de ville de Bruges.
De même que Avignon (France) pour Prokop Waldvogel, Feltre (Italie) pour Panfilo Castaldi et Haarlem (Hollande) pour Laurens Coster, Bruges est sur les rangs au 18ème siècle avec Johannes Brito, pour disputer à Mayence (Allemagne), l’invention de la typographie attribuée à Johannes Gutenberg.
Mais l’imprimerie ne semble débuter à Bruges qu’en 1472, quinze ans après le premier livre daté à Mayence. La polémique nous aura montré le parcours exemplaire de Jan Brito, l’un des pionniers de la typographie en Europe, autodidacte construisant lui-même sa puissante presse sans apprentissage auprès d’un maître, et imprimant lui-même ses vers :
« Voyez avec quelle netteté, avec quel soin, quelle élégance, cette impression est faite par le Bourgeois de Bruges Jan Brito, sans que personne ne lui ait enseigné son art merveilleux et ses instruments tout aussi
dignes d’admiration. »

Plusieurs ouvrages de Jan Brito nous parviennent et nous révèlent une volonté de vulgarisation du savoir et de la culture par des éditions, souvent bilingues, de grands poètes, preuve d’un esprit humaniste, mais aussi audacieux en prenant le risque d’imprimer un texte de propagande politique, réquisitoire contre la stratégie d’expansion de Louis XI, commandé par Maximilien d’Autriche, ex-époux d’Anne de Bretagne, en cette époque où la prospère Bretagne fait l’objet de convoitises entre les souverains anglais et français !

Troublante coïncidence, le premier atelier d’imprimerie débute en Bretagne l’année même de la mort de Jan Brito, en utilisant les mêmes caractères qu’à Bruges, alors que leurs confrères parisiens utilisent les caractères de formes allemandes !

Jan Brito nous dirait peut-être aujourd’hui :
« Ne dites pas à ma mère que j’ai inventé l’imprimerie à Bruges,
elle croit que c’est Gutenberg ! »

Et à notre époque, où règnent Internet et les techniques du numérique …Qu’inventerait Jan Brito ?


*****

Jan Brito

Born in Brittany. Settled in Flanders. Rival print maker of Gutenberg.

Between 1415 and 1420, Johannes Brulelou is born in Pipriac, Brittany. He is to become Jan Brito, print maker settled in Flanders. Bruges will regard him as the inventor of typography.

A Pipriac legend, in Brittany, tells that the young Jan Brulelou engraved his own initials on an oak piece, until one day the wooden piece fell into an ink container his mother was making for monks. After having been painfully recovered it from the hot ink, the oak piece fell on a white sheet... Reproducing his initials the other way round!... Thus started Jan Brito's vocation as a print maker.

After a passage in Angers, Jan Brito immigrates to Flanders in 1437, becomes Master of Writing in Tournai in 1446, and arrives in Bruges between 1448 and 1454.

Important relationships between ducal families of Brittany and Flanders, as well as an easy access to Bruges quays for Britannic ships all make this destination both natural and logical for a young ambitious copyist. His name will get known as Bortoen in Flemish, Britoen or Briton, and finally Brito, an obvious nickname from 1454 for a Britannic immigrant. To change one's name in a way that reminded one's origins, as one changed country was a common phenomena in this 15th century where artists travelled much through Europe.

Jan Brito dies in Bruges in 1484 (the year in which printing works appear in Brittany!).

A shop bearing his name will be created at the foot of Bruges' cathedral and will exist until the late 18th century, and also a fresco is dedicated to him in the main room of the town hall in Bruges.

Just as Avignon (France) with Prokop Waldvogel, Feltre (Italy) with Panfilo Castaldi and Haarlem (Holland) with Laurens Coster, Bruges is involved, in the 18th century with Jan Brito, to dispute to Mayence (Germany) the invention of typography, attributed to Johannes Gutenberg.

However, printing works only seems to begin in Bruges in 1472, some fifteen years after the first dated book in Mayence. The debate will have shown us Jan Brito's exemplary journey: one of the European pioneers of typography, self-taught, building himself his powerful press, without any apprenticeship with a master, and printing himself his own verses:

"See with what precision, what care, what elegance this printing is done by the bourgeois of Bruges Jan Brito, without anybody to have taught him his wonderful art and his instruments which are worth as much admiration."

A few works by Jan Brito have reached us and reveal a will for popularising knowledge and culture through editions, often bilingual, of great poets. This showed his humanistic wit, but also his boldness as he took risks in printing a text of politic propaganda, against Louis XI 's expansion strategy, commanded by Maximilien d'Autriche, ex-husband of Anne de Bretagne, in this era where the prosperous Brittany is much coveted by English and French sovereigns!

An interesting coincidence is the fact that the first print making workshop starts in Brittany the very year of Jan Brito's death, using the same letters as Bruges, whereas their Parisian fellows used letters of German shapes!

Jan Brito would maybe be telling us today:

"Do not tell my mother I invented printing in Bruges, she thinks it's Gutenberg! "

And in such a period as nowadays, dominated by internet and modern technology.... What would Jan Brito invent?

(translate by Eleonore Marmeuse)

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JAN BRITO

PIONNIER DE L'IMPRIMERIE EN EUROPE

PREMIER BRETON IMPRIMEUR

Pipriac 1415 - Bruges 1484

QUI FUT LE PREMIER TYPOGRAPHE ?

C'est vers 1450 qu'apparaissent les premiers ouvrages imprimés à la presse typographique et à partir de caractères mobiles à base d'un alliage de plomb et d'étain. La typographie était née ! Gutenberg, et d'autres sans doute, au même moment, sont les inventeurs, non de l'impression, mais de la typographie. Jusque vers 1475, les imprimeurs ne dataient pas leurs ouvrages, d'où des querelles byzantines pour attribuer le titre de précurseur. La fameuse Bible dite de Gutenberg sortit des presses de Mayence vers 1450 / 1455. Elle n'est pas datée.
Les villes de Harlem en Hollande et Mayence en Allemagne se sont longtemps disputées l'honneur d'avoir hébergé le premier typographe : Laurent Coster pour les habitants du Nord, Johannes Genfleisch, alias Gutenberg, orfèvre de son état, pour les bords du Rhin.
La querelle rebondit au XVIII° S. lorsqu'une troisième ville se mit sur les rangs. Bruges, la capitale culturelle et marchande de la fin du Moyen-Age prétendait à son tour avoir nourri l'inventeur de la typographie en la personne de Jan Brito M Gilliodts, conservateur des archives de Bruges publia, à la fin du XIX° siècle, une thèse où il démontrait que dès 1445, Brito avait imprimé avec des caractères mobiles de métal. Bruges tenait là un typographe qui imprimait 10 ans au moins avant Gutenberg !
Plus personne aujourd'hui n'ose prétendre que Brito a inventé la typographie. De nombreuses études le prouvent. En particulier, les filigranes de papier montrent que Brito n'a pas pu imprimer en méthode typographique avant 1464. Mais l'essentiel restait : Brito était sorti de l'ombre.

BOURGEOIS DE BRUGES, NE A PIPRIAC

Les archives de la Venise du Nord ont conservé des traces importantes de ce personnage. Son nom apparaît dans le registre de la Guilde des" Librariers" en 1454 et ce jusqu'en 1484. Le titre de Maître lui est attribué à partir de 1458.
Par son nom sont affirmées ses racines bretonnes. Le Poortersboek ou registre de la Bourgeoisie de Bruges porte à l'année 1455, au feuillet 10, l'inscription suivante : "de même, le 22 mai, (reçu) de Jan Bortoen, fils de Jan de Pypryac, 13 livres .8 sols parisis.". Un an plus tard, Brito devient officiellement Bourgeois de Bruges et là le texte précise : "Maitre Jan le Bortoen, fils de Jean, né à Prypryac...".

UN HUMANISTE

Brito imprime, en français et en flamand, une œuvre du grand poète flamand Jacob Van Maerlant. Les ouvrages sortis de son atelier semblent surtout destinés aux étudiants. Lors des guerres qui opposent le roi Louis XI à la Bourgogne, Brito imprime en 1478 un pamphlet politique : la " Deffense de Mgr Le Duc et Madame la Duchesse de Bourgogne". Une commande du nouveau duc, Maximilien d'Autriche.
Courtrais, Bruges, Edimbourg et la B.N. de Paris détiennent des ouvrages imprimés par Brito.

JOHANNES BRULELOU

En 1980, le conservateur de la Bibliothèque hollandaise de Leyd a établi les liens entre Jan Brito et des manuscrits possédés par cette même bibliothèque. Ces manuscrits sont datés de 1437 et signés par "Johannes Brulelou". Les manuscrits portent en marge, de la même main, une commande par un libraire de Gand de l'impression du même ouvrage. Or Brito a imprimé les mêmes textes à Bruges !
Compte tenu du temps nécessaire à sa formation humaniste, Brulelou/Brito vit le jour probablement vers 1415 à Pipriac. Pour des raisons obscures, il quitta sa terre natale. Sa destination Bruges, ne fut certainement pas un hasard.

LES ROULIERS DES MERS

Les relations Bretagne-Flandre étaient intenses. Les bateaux bretons, peu profonds, avaient facilement accès aux quais de Bruges, alors que déjà, le Zwin, cordon ombilical de la ville avec la Mer du nord, commençait à s'ensabler. Il existait aussi des relations importantes entre les deux familles ducales : la Maison de Bretagne et celle de Bourgogne.

BRUGES : CAPITALE CULTURELLE

Bruges est aussi une capitale économique et intellectuelle de cette époque : les peintres Memmling et Van Eyck y travaillent, la bourgeoisie financière et marchande fait œuvre de mécénat éclairé. Certaines familles sont très liées avec Gênes et Venise. Van Eyck met au point la peinture à l'huile, or l'huile est une composante majeure de l'encre d'imprimerie.
Rien d'étonnant, donc, si Brito élit domicile à Bruges, s'y marie deux fois et y fonde sans doute un atelier de calligraphie puis une imprimerie. Il y côtoie Colard Mansion et le Consul d'Angleterre William Caxton. Celui-ci est aussi éditeur et introduira la typographie outre-Manche.

JAN BRITO : ETUDES ET QUESTIONS

Jan Brito disparaît du registre des librariers en 1484 et les archives conservent la trace d'un acte passé par la veuve Brito en 1485. Il laisse deux filles et sa pierre tombale monumentale, usée, est peut-être celle qui orne aujourd'hui un mur de l'église St Gilles de Bruges. Jusqu'en 1794 une librairie Jan Brito a existé au pied de la cathédrale St Donatien. L'église fut malheureusement détruite par les troupes françaises lors des conquêtes révolutionnaires et la librairie disparut ainsi.
Un érudit belge, consacra une étude à Jan Brito dès 1778. Au XIX siècle, on voulut en faire l'inventeur de l'imprimerie. On mit aussi en doute ses origines bretonnes et même le fait qu'il ait jamais imprimé. En 1898, plusieurs journaux, de Bruxelles, Berlin et Paris lui ont consacré des articles.
On comprend mieux, dès lors, que depuis longtemps à Pipriac, les "anciens" savaient qu'un des leurs avait joué un rôle important dans l'histoire de l'imprimerie, alimentant ainsi une tradition orale où la mère de Brito est présentée comme fabriquant de l'encre pour les moines. La même légende existe depuis longtemps sur Laurent Coster, imprimeur hollandais cité comme précurseur avant Gutenberg.
Depuis le début du siècle, de nombreuses études ont été consacrées à Brito en Belgique.
Aujourd'hui reconnu dans sa terre natale, Brito reste énigmatique et de nombreuses questions demeurent en suspend.
• Quelles sont ses origines sociales ?
L'environnement culturel de Brito à Pipriac semble beaucoup plus prestigieux qu'on ne l'imagine.
• Pourquoi les premiers ouvrages imprimés en Bretagne à partir de 1484, le sont-ils en caractères venus d'un atelier hollandais ?

UN SYMBOLE EUROPEEN

Breton, accueilli en Flandre, humaniste par ses choix, pionnier de l'imprimerie, Brito est un beau symbole européen.
Il n'est que d'aller à Bruges aujourd'hui, pour comprendre que là est le nouveau creuset de l'Europe : dans le brassage des langues, l'exigence d'une culture de qualité.
Les canaux paisibles, les notes légères des carillons, les anges de Memmling , les visages gothiques qui se penchent sur le touriste pressé, y parlent encore, pour ceux qui prennent le temps d'écouter, des rêves de Jan Brito.

Jan Brito, venu du monde des copistes, a su parier sur l’avenir. Bel exemple d’esprit ouvert et audacieux. Un beau symbole en ces temps de révolutions technologiques.

L’imprimerie fut une aventure collective Aujourd’hui la galaxie Gutenberg est entrée dans l’ère du numérique et des multimédias qui ouvrent des perspectives nouvelles et encore insoupçonnées.

L’Atelier de Gravure qui porte désormais le nom de Jan Brito à Pipriac se veut respectueux de son art, de sa terre d'accueil, de son esprit innovant.

Nous suivons son exemple pionnier.

Madeleine GUILLONNET
ex présidente de l'Association Jan Brito
Professeur d'Histoire

Copyright 1998 Elouan Guillonnet ©


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Jean Brito
Jan Brito (Jean le Breton) est le nom sous lequel est connu Jan Brulelou, dit parfois le « Gutenberg breton », originaire de Pipriac, près de Redon (Ille-et-Vilaine) mais à l'époque relevant du diocèse de Saint-Malo, et vraisemblablement mort à Bruges où l'on perd sa trace en 1484. Rival obscur de Colard Mansion, il n'en est pas moins l'un des premiers imprimeurs brugeois, et sans doute le premier Breton imprimeur.
Sommaire
• 1 Sa vie
• 2 Ses œuvres
• 3 Débuts de l'imprimerie en Bretagne
• 4 Renommée
• 5 Bibliographie

Sa vie
Il avait quitté la Bretagne pour aller s'établir dans le Hainaut. Il fut calligraphe et écrivain public à Tournai, foyer religieux et artistique important, avant de s'installer à Bruges (Brugge), ville flamande voisine dont il acquiert la citoyenneté en 1455. On sait qu'il paya sa cotisation à la guilde de Saint-Jean de 1454 à 1483.
D'après une tradition, datant semble-t-il du XVIIIe siècle et non fondée, il aurait été, avant Johannes Gutenberg, le véritable inventeur de l'imprimerie typographique en Europe. Cette revendication a trouvé des défenseurs − en Bretagne et en Flandre − pendant plus d'un siècle, elle est aujourd'hui totalement abandonnée.
Si on ignore à partir de quand il devint typographe, on sait qu'en 1475 et 1476 il était imprimeur d'images sur papier ; c'est dans les années suivantes qu'il semble s'être lancé vraiment dans l'impression de livres. Le seul ouvrage imprimé par lui que l'on puisse dater précisément est de 1477. Le relevé des filigranes, établi par Jacques Duval, donne pour dates extrêmes aux productions de Brito 1464 et 1483.
Sachant que c'est vers 1445-1450 que Gutenberg a mis au point sa presse à caractères de métal mobiles, et que c'est de 1453 à 1455 qu'il a imprimé le premier livre daté de l'histoire de l'imprimerie européenne, sa fameuse Bible à 42 lignes (d'autres productions non datées ont pu paraître avant), on peut en conclure que s'il n'a pas devancé Gutenberg, Jan Brito est néanmoins l'un des pionniers de l'imprimerie en Europe.
Ses œuvres
Les Archives de Bruges, de Courtrai (Kortrijk), la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque nationale d’Écosse possèdent les rarissimes incunables, voire fragments d'incunables, qu'il imprima en français, latin et flamand.
Jan Brulelou a notamment imprimé La Deffense de monseigneur le duc et de madame la duchesse d'Autriche et de Bourgogne, à l'encontre de la guerre que le roi a suscitée, factum contre Louis XI composé dans l'entourage de Maximilien d'Autriche, époux de Marie de Bourgogne depuis 1477.
Débuts de l'imprimerie en Bretagne
Brito est mort l'année où l'imprimerie faisait son apparition dans le duché, en 1484. C'est en effet en décembre 1484 qu'a fonctionné le premier atelier d'imprimerie breton, à Bréhan, suivi bientôt en 1485 par deux autres ateliers, l'un à Tréguier et l'autre à Rennes, en 1488 par celui de Lantenac (près de La Chèze) ou l'on retrouve le prototypographe de Bréhan, Jean Crès ; l'atelier d'Estienne Larchier de Nantes n'ouvrant que huit ans après Bréhan, en 1493.
Renommée
Portent son nom :
• l'hôtel Jan Brito, à Bruges ;
• le lycée Jean Brito à Bain-de-Bretagne ;
• des rues, à Pipriac, Redon, Rennes, etc. ;
• une imprimerie brugeoise, aujourd'hui disparue, s'était placée sous son vocable.
Bibliographie
• Gautier (Jean-François), Jean Brito de Bretagne en Flandre ; Pipriac, association Kistinenn, 1985, 32 pp, ill.
• Gilliodts van Severen (L), L'œuvre de Jean Brito, prototypographe brugeois (en flamand) ; Bruges, Annales de la Société d'émulation de la Flandre, 1897.
• Guérin-Guillonnet (Madeleine), Jan Brito premier Breton imprimeur ; Pipriac, association Jan Brito, 2001, 36pp, ill. (tiré à part, enrichi de reprod. en coul., d'un art. paru dans le Bulletin de la Soc. archéol. & historique d'Ille-et-Vilaine, tome CIV, 2001).
• Simonin (michel), "Les leçons de Bréhan", in L'Ecrit, instrument de communication ; Rennes, Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, tome LXII des Mémoires, 1985 (numéro spécial "pour le quatrième centenaire de l'introduction de l'imprimerie en Bretagne"). Michel Simonin précisait : "Les pages qui suivent sont tirées d'un ouvrage en cours d'achèvement sur Le Livre en Bretagne, XVe-XVIIIe siècle", jamais paru.

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PS : il existe encore de nos jours la trace de Jan BRITO dans la ville de BRUGES sous forme d'un hôtel qui porte son nom :